Dominateur je suis.
Dominateur je resterai.
Romantique je suis...
... et compte bien le rester.



Espèce en voie de disparition ?

Les romantiques seraient ils une espèce en voie de disparition ? j'espère bien que non. Mais force est de constater qu'hommes et femmes n'ont jamais été si éloignés les uns des autres. Et pourtant, la solitude affective est grande, la misère amoureuse est devenue une misère courante et galopante. Les uns refusent toute histoire dépassant deux heures, les autres refusent d'aller de l'avant par peur de souffrir...

Alors, où est le plaisir de la découverte de l'autre ? que devient la douce angoisse dans l'attente de l'appel qui tarde un peu ?

Nos rêves d'ados sont ils à ce point oubliés qu'on les écrase sous le talon de la vulgarité ? et cette petite boule au creux du ventre qui nous fait retrouver nos 15 ans, lorsque l'on marche vers le lieu du premier rendez vous ? et ces senteurs automnales qui nous accompagnent depuis toujours, et que l'on perçoit tellement mieux quand est amoureux, car "elle" respire aussi c es parfums... et, sur le chemin du retour, après ce premier rendez vous, dans cette douce torpeur qui nous envahit et nous fait voir les choses en relief, cette envie d'embrasser les passants, l'inspecteur des impôts, le maire, son pire ennemi, le pape, un flic, n'importe qui... Cette envie de hurler à la face du monde "JE L'AIME !!"

Ce pincement au coeur, lorsqu'on rentre chez soi, que l'on se met à la fenêtre et que le soleil de septembre se couche derrière les immeubles, en se disant que, pendant ce temps, ELLE croise d'autres personnes, ELLE leur parle, ELLE leur sourit, ELLE plaisante avec elles...

Oh mon Dieu, peut-être on va me la voler ?? noooon... rassure toi, elle ne t'appartiendra jamais, mais ses pensées sont tournées vers toi...

Et cet air du soir qui monte, ces parfums que l'on pensait avoir oubliés et qui se rappellent à nous comme une chanson entendue au détour d'une rue, petite mélopée s'échappant d'un appartement, qui nous fait monter les larmes aux yeux, et nous prouve, une fois de plus, que lorsqu'on est capable d'aimer encore malgré les blessures, sans en tenir rigueur au destin, alors on boit l'élixir de jouvence, et on vit, on vit, ON VIT !



Et cette nuit, passée à lui écrire une lettre qu'on ne lui remettra jamais, tant on la juge indigne d'elle... pour finalement s'endormir en regardant sa photo, délicatement parfumée...

Et le lendemain, dans ce petit café qui sent le feu de bois, cette main qui se rapproche petit à petit, qui effleure, comme par mégarde, celle de l'autre, puis qui vivement se retire... un regard faussement gêné, comme tout aussi fausse est l'excuse qui l'accompagne... "désolé, j'ai pas fait exprès..." et le silence qui suit, ces yeux qui se croisent, qui sont déjà d'accord, qui se d isent déjà oui... et le coeur qui s'accélère au moment où se joignent enfin ces deux âmes, dans le plus bel infini qui soit... et, enfin, ce premier baiser tant attendu et espéré, scellant le premier instant d'un amour qu'on espère voir vivre pour l'éternité...

Tout cela.

Toute cette beauté des êtres et des âmes.

Tous ces battements de coeurs à l'unisson.

Tous ces espoirs.

Tous ces souhaits d'amours fous et jamais sages. Tous ces regard tournés vers l'infini, puisqu'aussi bien la mort nous est égale car, lorsqu'on aime, on est immortel...

Tout cela.

Tout cela serait il tombé sous les coups de boutoir du sexe minute, du consommable de l'instant, de la branlette express, de la femme vidéo puisque le papier glacé ne suffit même plus à notre imagination ?

Je ne peux pas le croire... je ne VEUX pas le croire. Je n'y croirai jamais. Je pense et continuerai à penser que l'Amour n'est pas une "occase", mais bien un véritable Miracle...