Le salon de Celeiane
Par spanking35000, jeudi 22 mars 2007 à 02:18 :: LE SALON DE CELEIANE :: #19 :: rss
Je vous laisse musarder dans le salon de Celeiane, dont les récits ont le troublant parfum de l'ambre dans l'antichambre d'une contesse...
Voici deux nouveaux récits de Celeiane. Cet auteure ( oui, j'écris le E, c'est une femme, tant pis pour l'Académie française ! ), est un véritable petit bijou de talent.
SEULES A LA MAISON « Vous serez seules à la maison ce soir, je suis invitée à dîner chez des amis ! »
Cette annonce de Tara nous réjouit Karelle et moi. Depuis le jour ou elle était venue me réconforter après ma fessée nous avions construit une forte amitié et nous passions toutes nos journées ensemble, nous nous étions trouvées de nombreux goûts communs. L’idée d’avoir la maison à nous pour la soirée nous offrait une sensation d’indépendance plaisante, nous échangeâmes un sourire.
Tara se prépara longuement dans la salle de bain et quand elle reparu nous fumes toutes deux admirative devant sa beauté, parfaitement mise en valeur dans une robe de soirée noire a l’étoffe miroitante, un corset dévoilait avantageusement sa poitrine, ses cheveux couleur feu qu’elle laissait habituellement libres sur ses épaules avaient été relevés en un élégant petit chignon. Nous la complimentâmes sur sa tenue. Elle s’apprêtait à partir quand elle se retourna vers nous pour nous mettre en garde ; « Je sais que vous n’êtes plus des enfants mais enfin soyez sage, pas de bêtises, couchez vous a une heure raisonnable, je vous fait confiance ! » « Pas de problème Tara ! » Nous avions répondu d’une seule voix. Elle nous embrassa chaleureusement et alors qu’elle me déposait un baiser tendre sur la joue elle me glissa à l’oreille : « Je compte sur toi !» J’acquiescai en souriant. Nous l’avons ensuite vu s’éloigner et nous entendîmes les talons de ses chaussures claquer sur le carrelage du couloir puis le bruit caractéristique de la clef verrouillant la porte.
Karelle proposa de préparer quelques crêpes pour la soirée, puis de regarder un film sur la télévision du salon, ce programme m’enchanta. Nous nous mîmes donc en devoir de préparer notre pâte a crêpe dans la cuisine, nous incorporions les ingrédients et battions la pâte a tour de rôle. Karelle, joueuse, me jeta un peu de farine au visage, je répliquais alors en lui en lançant une pleine poignée, ses cheveux auburn se parsemèrent d’une fine pellicule blanche et nous rîmes de bon cœur.
Karelle, l’air expert, observa notre préparation et dit : « C est meilleur quand on met une goutte de rhum à l’intérieur ! » « Certes, mais nous n’en avons pas ! » « Biensur que si ! Viens avec moi ! » Elle me tira par le bras et m entraîna jusque la porte de la cave, j’émis une protestation : « Je ne suis pas sure que ce soit une excellente idée…c’est à Tara… » « Oui et alors, ne t’inquiète pas elle n’y verra pas d’inconvénient » « Nous devrions peut être la joindre pour le lui demander non ? » Ses sourcils en accent circonflexe se soulevèrent haut sur son front et elle leva les yeux au ciel : « Allons, on ne fait rien mal, et puis de quoi as-tu peur, elle n’est quand même pas si terrible ! Je t assure qu’elle ne verra rien de toute façon ! » Avant que je ne puisse répliquer elle s’empressa d’ouvrir la porte et de descendre les marches de pierre de la cave, je la suivi. Je fut surprise de la quantité de bouteilles que nous trouvâmes au sous sol de la maison ; des centaines de bouteilles étaient entreposées sur de nombreuses étagères de bois, étaient classés là des vins rouges de renom, des blancs, des rosés, du champagne, mais aussi des liqueurs, divers apéritifs et alcools forts.
Karelle inspecta les différentes étagères avec une expression intéressée, son visage s’éclaira soudain et elle brandit fièrement devant moi une bouteille de rhum brun à peine entamée. Je la regardais, perplexe. Elle s’élança sans attendre dans l’escalier, et retourna dans la cuisine, elle versa une large rasade de rhum dans la pâte et la battit fermement, la préparation exhalait maintenant le parfum puissant du rhum. Elle posa la bouteille sur la table, fièrement. Elle fit fondre une noisette de beurre dans une poêle et y déposa une louche de pâte. Nous cuisîmes nos crêpes en plaisantant. Bientôt une pile de crêpes dorées à l’odeur alléchante grandit sur l’assiette que nous avions déposé sur la table. Nous allâmes nous installer dans la confortable banquette de cuir du salon, amenant nos crêpes avec nous, nous fîmes le choix d’un film, Karelle glissa le disque dans le lecteur et nous nous apprêtions à le visionner en dégustant les crêpes légèrement saupoudrés de sucre quand Karelle me proposa de les accompagner d’un verre de cidre, elle prétendit en avoir vu un excellent dans la cave, je m’interposais sagement : « Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, Tara s’en apercevrait et elle garde sûrement ses bouteilles pour une occasion ; on va avoir des ennuis si on en prend une ! » « Mais non ! Dis donc, tu lui obéis toujours comme ça ou c est depuis qu’elle t as mis la fessée ? Tu sais, si nous voulions lui obéir parfaitement nous ne mangerions pas dans les canapés, tu as peur de prendre une fessée pour ça ?!» Je rougis, embarrassée par cette allusion, je devais bien avoué que j’avais peur d’être punie, mais bien plus peur encore de perdre la confiance de Tara ; « C est juste qu’elle ne sera pas très heureuse de voir qu’on a débouché une bouteille si tu veux mon avis ! » « Elle ne s’en apercevra même pas, tu l’as déjà vue descendre à la cave toi ? Elle y va rarement ! Et puis elle ne nous en voudra pas pour quelques verres de cidre ! Je suis sure qu il est excellent, tu n as pas envie d y goûter ? » « Si, biensur mais… » « Oh, quoi tu as peur ? Quelle froussarde tu fais, tout ça juste pour une petite fessée ! Je connais ma tante, elle ne frappe pas bien fort ! Aller ne sois pas si coincée, on va juste s’amuser un peu, elle ne verra rien de toute façon, pourquoi s’en priver, on n a pas tout les jours une occasion comme celle ci!Tu crains d’être soule ? Tu n’as jamais bu d’alcool peut être ? » J’étais agacée par ces provocations et ces évocations de ma fessée, et je désirais lui prouver que je ne craignais pas Tara, je la fixai d’un regard bravache : « Non je n’ai pas peur, et bien sur que si j’ai déjà bu, je tiens sûrement mieux l’alcool que toi ! » « Très bien, alors je vais chercher la bouteille on verra bien ! » Elle couru en direction de la cave, en l’observant je me demandai un instant si elle savait se déplacer autrement qu’en traversant les pièces à vive allure. Elle revint quelques instants plus tard, tenant une bouteille de cidre doux et une bouteille de whisky, elle les déposa sur la table basse du salon et sorti de beaux verres en cristal de l’imposant bahut de chêne qui prenait place face a nous. Je m’abstins de toute réflexion à propos de la seconde bouteille. Elle remplit immédiatement les deux verres de cidre, elle but le sien d’une traite et se servi de nouveau, je trempais délicatement les lèvres dans le mien, le savourant, elle éclata d’un rire moqueur : « A ce rythme la tu ne l’auras pas fini quand Tara arrivera ! » Elle me provoquait : elle voulait jouer, je relevai le défi : je vidais alors mon verre tout comme elle venait de le faire et m’emparai de la bouteille pour me resservir. Le goût sucré et délicat du cidre me plut, il se mariait parfaitement avec celui des crêpes que je dévorais gloutonnement. Une fois notre troisième verre de cidre fini, elle ouvrit la bouteille de whisky et versa le liquide ambré à la moitié de nos verres. Je vidais le mien immédiatement et ma tête tournait déjà légèrement, l’odeur de l’alcool m’écoeurait mais je ne voulais pas m’avouer vaincue, nous bûmes ensemble un deuxième verre de whisky et le liquide me brûla la gorge, j’eu un haut le cœur mais me forçai a avaler gorgée après gorgée, j’eu une moue de répulsion après avoir vidé le verre. Karelle était hilare, de toute évidence les effets de l’alcool se faisaient déjà sentir. Nous avions totalement oublié notre film. Elle tenta de me verser un autre verre de whisky mais en répandit la plus grande partie sur la table, un mouvement brusque de sa part déstabilisa le verre qui se brisa, elle éclata de rire et portât le goulot de la bouteille a sa bouche, puis me la tendit. Ma vue se troublait, je mâchonnais ma crêpe avec obstination mais toute la pièce semblait danser autour de moi, je saisi pourtant la bouteille qu’elle me tendait et me forçai a boire le liquide qui me brûlait les entrailles, le goût âpre me souleva l’estomac, mais je n’en tins pas compte. Nous finîmes ainsi rapidement les deux bouteilles et quand elles furent vides Karelle se leva en titubant, se dirigea vers la cuisine, et en ramena le rhum qu’elle avait utilisé pour donner de l’arome aux crêpes, elle en bu de pleines gorgées. La boisson brunâtre coula le long de son cou et se répandit sur sa chemise blanche. Elle revint s’affaler dans le fauteuil, je bu quelques rasade de rhum pour ne pas être en reste, puis nous nous écroulâmes sur le sol en riant sans même savoir pourquoi, nous étions complètement ivres. Grisée par les effets de l’alcool, je ne m’inquiétais plus de la réaction de Tara, à vrai dire seule celle de mon estomac me préoccupait : des nausées m’envahissait et j’avais le sentiment que chaque objet tourbillonnait autour de moi. Je ne sais combien de temps nous continuâmes a boire et a rire mais nous finîmes par nous endormir toutes deux à même le sol, avachie l’une sur l’autre. Ce fut le bruit des pas dans le hall d’entrée qui nous réveilla, je soulevais avec difficulté mes paupières : j’avais la sensation d’avoir la tête prise dans un étau, j’étais transie de froid, les nausées persistaient et la pièce s’obstinait à tanguer autour de moi comme secouée par la houle. Nous vîmes la silhouette de Tara apparaître dans l’embrasure de la porte, son visage se décomposa à la vue des débris de verres et des cadavres de bouteilles qui jonchait le sol et de notre expression maladive. Elle se figea, elle pris immédiatement ce regard sévère que j’avais maintenant appris a craindre et nous lança froidement : « Je vois que je ne peux décidément pas avoir confiance en vous… très bien, il n’est pas l’heure d’en discuter, aller décuver dans vos chambres, je prendrais les mesures nécessaires demain, pour le moment je suis exténuée ! » Nous restions ahurie, sans réaction, trop mal en point pour lui obéir : je redoutais de me lever ; j’étais certaine de ne pas tenir sur mes jambes. Tara leva le ton : « Je vous ordonne d’aller vous coucher ! » Je me redressais, vacillante, tout le salon tournoyait, les nausées s’accentuaient, je chancelais et me retins à la table, je me dirigeais en zigzagant vers l’escalier, Karelle sur mes talons. Nous offrions un bien piètre spectacle mais c’était le cadet de nos soucis. L’ascension de la vingtaine de marches que comportait l’escalier de la maison fut particulièrement périlleuse, je cru ne pas voir la fin, jamais cet escalier ne me parut si long. Une fois mon lit atteint je m’affalai sans même me déshabiller. Je me rendormis mais mon sommeil fut peuplé de cauchemars. A l’aube, j’eu dans mon sommeil la sensation qu’une main énergique m’ôtais mes vêtements, je cru d’abord a un nouveau cauchemar et ne prit pas la peine de tenter d’ouvrir les yeux, mais une douleur fulgurante sur mes cuisses me fit sursauter et me tira définitivement de la somnolence. Je constatai avec stupeur que Tara venait de me réveiller par un fort coup de martinet, j’eu un moment de confusion totale avant que les réminiscences de la veille ne me parvinssent…un second coup m’atteignit et m’arracha un gémissement, je bondis sur mes pieds, me trouvant ainsi face a elle. Je vis Karelle derrière elle, celle-ci avait les yeux rougis, je compris qu’elle avait du subir le même réveil musclé. Elle suppliait Tara ; « Non ne fait pas ça, arrête, s il te plait… » Tara répliqua sèchement : « Je sais ce que j’ai à faire ! Léanor, je pense que tu sais bien la cause de ce réveil brutal ? » J’étais debout devant elle, le pantalon sur les chevilles, je n’osais le remonter, mais elle avait cessé de me battre, je lui répondis : « Oui Tara… » « Nous avons a nous parler toutes les trois, ce que vous avez fait hier est parfaitement inadmissible, Léanor je constate qu’une de tes brillantes idées a entraîné Karelle dans une beuverie dont elle n’aurait sûrement pas eu la tentation sans toi, je vois que ton influence est très néfaste pour elle ! Tu vas être punie pour cela» Je la regardais, stupéfaite, Karelle prit ma défense, vaillamment : « Non Tara, c’est moi qui ai pris l’initiative d’aller chercher les bouteilles, c’est moi qui l’ai encouragé a boire, pas l’inverse, je t’assure ! » « De toute façon Karelle, tu es également coupable que tu te sois laissée entraîner ou que tu sois l’investigatrice de ce désastre, tu mérites également une sévère sanction, mais ce n’est pas a moi a te l’appliquer, ce sont a tes parents, quand ils reviendront je ne manquerais pas de leur faire le rapport de cette petite fête que vous avez organisé ! » Karelle devint blême, ses lèvres tremblaient quand elle reprit la parole : « Ne leur dit pas… s’il te plait … tu sais bien comment je serais punie… » « Oh oui, je sais bien que ma sœur et mon beau frère t’élève très strictement, je sais aussi que chez eux ta majorité ne change rien au fait qu’il t’est parfaitement interdit de boire de l’alcool et encore plus de t’enivrée comme tu l’as fait ! Je sais bien que tu seras châtiée très sévèrement, j’avoue ne pas toujours approuvé leur méthode mais je ne peux pas taire un fait de cette gravité, ne compte pas sur moi pour te protéger cette fois ci comme j’ai eu la faiblesse de le faire dans le passé ! » Karelle ne put retenir ses sanglots, elle hoqueta ; « Non, s’il te plait…je n’ai jamais fait ça avant, je voulais juste… tester… » « Un test complètement stupide et indigne de toi tu en conviendra ! C’est pourquoi je ne pense pas que cette idée soit de toi» « Si…c’est moi qui ai voulu… je t’assure… mais ne le dis pas je t’en prie… pas a mes parents… punis moi si tu veux, mais ne leur dis pas ! » Tara réfléchit un instant avant de répondre : « D’accord, après tout il me semble qu’une punition ne doit pas attendre… je vais donc te punir moi même, on peut régler ça entre nous après tout…mais ne crois pas que ça sera une partie de plaisir pour autant ! Viens ici vilaine fille ! » Karelle semblait profondément soulagée, elle cessa de pleurer, renifla et chassa les dernières larmes du revers de sa main, elle baissa cependant la tête et se dirigea vers Tara, jusqu'à se trouver a quelque mètres d’elle. Karelle portait encore les vêtements de la veille : une petite jupe plissée écossaise qui lui descendait juste sous les cuisses et une chemise qui avait été blanche et qui était désormais froissée et tachée par l’alcool en de larges auréoles brunes. La jeune fille était décoiffée et déguenillée, tout comme moi elle devait s’être endormie sans se dévêtir. Je fus prise de pitié devant son aspect misérable. Tara la contourna, elle releva la jupe, dévoilant une culotte de coton rose, elle appliqua quelques claques sèches sur le vêtement, elle tira l élastique vers le haut et le tissus s’inséra dans la fente entre les deux fesses. Sur la peau très blanche je pu distinguer nettement de grandes striures bleues et rouges, je compris que mon amie avait du recevoir un tout autre type de correction avant son arrivée, cela faisait presque 2 semaines qu’elle était parmi nous et je frémis en me demandant quel type d’instrument pouvait laissé de telle traces durant tant de temps, Tara s’en aperçut également et sembla hésiter, elle interrogea ; « Quand as-tu été punie ? » « La veille de mon arrivée chez toi » « C est encore douloureux ? » « Non, un peu sensible, mais c’est passé maintenant » Je fus admirative devant la tranquillité apparente de Karelle, je ne surpris pas même une rougeur sur ses joues. Tara semblait décontenancée, son visage afficha une moue réprobatrice ; de toute évidence elle répugnait a continuer la fessée mais sa main s’envola de nouveau et claqua un peu moins vigoureusement le postérieur de mon amie. Karelle restait parfaitement immobile, de ma position je pouvais voir son visage de profil : elle était stoïque. La punition se durcit de nouveau, elle fut entièrement déculottée par Tara qui saisit le martinet et lui en appliqua plusieurs coups cinglants, l’expression de Karelle resta imperturbable. Elle ne cillait pas, alors que je ne pouvais, moi, m empêcher de me contracter a la vision de chaque impact, je serrais les dents et tout mes muscles se raidissaient, je croyais même sentir la chaleur caractéristique sur mes propres fesses toujours nues. Je me demandais comment Karelle pouvait rester si impassible, sans même élever une plainte sous les coups de martinets que lui lançait Tara. Alors que j’observais Tara, on eût dit que c’était elle même qui souffrait la brûlure des lanières ; ses traits exprimaient une vive douleur, le contraste entre elles deux était étonnant. Les fouettées étaient rudes mais jamais Karelle ne poussa un cri, je vis ses fesses rougir, les marques se multiplier sur sa peau mais son expression demeura neutre. Mes yeux me piquèrent ; j étais dans un émoi intense, je savais que je recevrais la même fessée mais voir ainsi la punition de Karelle me troublait intensément, je voyais ses seins tressauter légèrement a chaque coup, je me plus a les imaginer sous la chemise moulante, mon regard se perdit entre ses cuisses et j’eu honte de mon désir voluptueux d’y plonger la main, de pétrir les fesses brûlantes de mon amie. Bientôt Tara cessa et lui ordonna calmement : « C’est fini, va te mettre au coin, les mains sur la tête, fais en sorte que ta jupe sois retenue sur tes hanches dans ta ceinture ! » Karelle, sans une larme se mit en position, adoptant ainsi l’attitude d’un repentir, que, je l’imaginais sans mal elle était loin de ressentir. La correction n’avait pas duré très longtemps mais elle avait été sévère et je sentais qu’elle avait été chargée en émotion pour Tara. Elle se tourna vers moi et me dit ; « A toi maintenant! » Je compris que je ne pourrais probablement pas être aussi courageuse que Karelle… je savais qu’elle aurait a entendre mes cris et mes plaintes, je savais que je ne pourrais les retenir et j’en avais honte, Karelle c’était montrée digne malgré l’inconfort de la situation. Je m’avançais en traînant des pieds vers Tara qui sans ménagement abattit son martinet sur mes fesses déjà nues, la valse du fouet commença, malgré la douleur je remarquais que cette fessée était tout de même plus supportable que l’averse de claques qu’elle m’avait imposée lorsque j’avais détruit la robe de Karelle : ce n’était pas plus la fureur qui commandait, Tara punissait de manière implacable mais raisonnable, elle maîtrisait la force de ses coups et me laissait reprendre mon souffle entre chacun d’entre eux. Les lanières flirtaient avec ma peau puis s’imposait a elle dans un éclair de souffrance, je fut vite incapable de retenir mes cris plaintifs, et les mouvements frénétiques que mon cerveau dictait a mes jambes, je me balançais lamentablement d’une jambe a l’autre, les lanières rencontraient alternativement mes fesses, mes cuisses, mes jambes, mes mollets. J’eu le sentiment que ma propre punition dura bien plus que celle de Karelle mais peut être la douleur déformait elle ma perception du temps. Je pleurais a chaudes larmes et ne résistai plus a la tentation de supplier bien que je saches parfaitement que mes prières resteraient sans effet : je commençais a comprendre qu’elle n’arrêtait que lorsqu’elle l’estimait bon et non quand mes sens m’obligeaient a l’implorer, quand bien même j’eu le sentiment que je ne puisse en supporter plus. Les serpents perfides qu’elle manipulait n’avait pas encore achevé leur travail sur ma peau et elle ne tint pas compte de mes cris, les fils de cuirs tranchants accrochait ma peau, la heurtait, semblait se lier a elle, en s’écrasant elles venaient s’incruster dans mon corps, son contact coupant repoussait mes limites et je maudissais l’instrument. « Aiiieee ! stop, nonnnnnn, assez, arrêtes, aiiieeee !s’il te plait, ça suffit aiie ! J ai compris, non ne frappes plus aieeee! » « Je ne ferais pas la fière à ta place, c’est une honte d’être ainsi dévergondée! La fessée n’est pas encore finie ! tais toi ! » J’entendis derrière moi une voix étouffée par les sanglots implorer la clémence ; « Tara s’il te plait arrête, c’est vraiment assez, je n’en ai pas pris autant… » Karelle… elle venait me sauver, surprise de ne plus sentir le retentissement du fouet, je tournais la tête et compris : elle s’était interposée : prenant le risque d’être de nouveau punie elle même, elle avait saisit le manche du martinet et avait posé son autre main sur le bras de Tara l’empêchant physiquement de me frapper. Tara abaissa son bras et laissa choir le martinet : « D’accord…c’est bon, c’est fini ! Léanor, tu peux remercier Karelle ! Je vous laisse prendre une douche et vous habillez, prenez le temps nécessaire, je vous attend dans le salon pour nettoyer les dégâts que vous m’avez occasionnés, il vous est interdit de sortir de la maison jusqu'à nouvel ordre, aujourd’hui je vous donnerez des taches a faire, nous nous occuperons de l’entretien de la maison ! » Elle sortit sur ses mots. Incapable de me contenir, je me jetais dans les bras de Karelle, nous nous étreignirent ainsi sans mot dire, elle reprit la parole pour prononcer des mots d’excuse ; « Tu as été punie par ma faute cette fois encore, je suis désolée… » « Non ne dis pas cela… j’avais ma part de responsabilité dans cette…bêtise ! » « N’empêche on s’est bien amusée ! » « Oui, mais quelle gueule de bois ! » Elle rit de bon cœur : « Oui c est vrai, rien que cela eu suffit à nous punir ! Mais enfin je ne regrette pas ! « Elle avait l’air fâchée… » « Crois moi ça passera, et ses fessées sont quand même supportables ! » Je rougis, embrassée : « Dis moi… comment fait tu pour…ne pas crier, ne pas pleurer ? » Elle sourit : « Crois moi, si tu avais pris des raclées comme j’en ai prise tu trouverais celle la bien douce, heureusement que j’ai réussi a la convaincre de ne rien dire a mes parents… ce n’est pas trop dur avec elle en général » « Ils sont si sévère que ça ? » Elle hésita un moment, se sentant probablement coupable de dénigrer ceux qu’elle aimait ; « Hé bien, disons que j’ai intérêt a obéir…ils ne rigolent pas quand ils punissent… » « J’ai vu tes marques… » Son beau minois se teinta de rouge, le même rouge que celui de nos fesses…elle ne répondit pas, mais l’image de ses belles formes recouvertes de traces bleues et de légers points rougeâtre me revint en mémoire et cette vision m’enchanta, j’en éprouvais un vif plaisir : il fallait que j’en saches plus, j’insistais donc ; « Comment ça s est passé ? » Elle baissa la tête, elle tortilla nerveusement une mèche de cheveux, ce qui lui donna une allure enfantine. Je la rassurais ; « Tu peux bien me le dire a moi, après tout on a pris la punition ensemble non ? » « Oui, je sais… c’est juste que je n’en ai jamais parler…mais oui…je vais te le dire à toi…j’ai été punie parce que je suis allée au cinéma sans demander la permission, ils se sont servi de la canne... » « Une canne ? » « Oui, enfin une canne anglaise, une espèce de badine souple, ça fait très mal, bien plus que le martinet, surtout quand c’est eux qui l’administre… ils m’ont punis chacun leur tour… une cinquantaine de coups chacun… c’est vrai que je l’avais cherché mais qu’est ce que ça fait mal !» J’eu voulu l’embrasser a ce moment, elle semblait si vulnérable, je sentis monter en moi une immense colère contre ceux qui lui avait imposé cette punition si dure qu’elle semblait craindre par-dessus tout. Je n’osais pas tenter le geste de m’approcher de ses lèvres roses qui semblait si tendres… je me contentais de la serrer de nouveau dans mes bras. Puis nous nous séparâmes pour nous doucher. L’eau fraîche que je fis ruisseler sur moi eu d’abord une vertu apaisante, je sentis mes muscles se dénouer, elle eut un effet lénifiant sur les brûlures du martinet, je me sentais revigorée a mesure que les rivières s’écoulaient sur mes fesses, se frayaient un chemin dans les pli intimes de ma peau, les rigoles d’eau me caressaient et me procurait un plaisir immense, j’appliquais le jet d’eau sur mon sexe et m’envolais dans un monde de sensualité et de jouissance extrême. Je sortie vivifiée. Je rejoignis Tara toute fringante. Celle-ci nous aida à effectuer le rangement dont la maison avait bien besoin. Si la sévérité fut encore de mise durant une partie de la matinée, son masque grave tomba bien vite quand nous nous préparâmes ensemble un barbecue pour le déjeuner, l’après midi fut consacrée au travaux du jardin et nous terminâmes la journée par quelque jet d’eau et une franche partie de rigolade. J’eu souhaité que le temps s’arrêta.
LA ROBE PECHE Je rentrais silencieusement dans la grande véranda lumineuse, la chaleur de ce début d’été rendait l’endroit délicieusement agréable, il avait été confortablement aménagé par Tara, il ressemblait a un petit paradis de verdure, de nombreuses variété de plantes d’un vert sombre décoraient l’endroit ; Tara les adorait et elle passait des heures à les soigner et à jardiner dans le petit parc qui s’étendait derrière la véranda. Une odeur fleurie flottait dans l’air, des rosiers grimpaient contre le mur. Des loveuses en rotin avaient été disposées de part et d’autre de la pièce. L’endroit démontrait le bon goût de la jeune femme. Tara lisait sur la balancelle de la véranda, ses longs cheveux de feu courraient le long de sa nuque, son petit chat noir ronronnait doucement sur ses genoux. Captivée par son livre elle n’avait pas encore remarqué ma présence. Chaque jour à mon retour du lycée je venais discuter avec elle, nous en avions pris l’habitude depuis qu’elle m’avait accueilli ici. Elle m’avait offert bien mieux qu’une chambre d’étudiante, une véritable amitié alors que je ne croyais plus en ce sentiment. En la voyant ainsi, dans l’atmosphère paisible de la pièce, me revinrent en mémoire les circonstances qui m’avaient amenée à venir vivre avec elle.
Mon père et elle étaient voisins depuis plus d’un an, elle était ma professeur de Français, elle avait à peine 30 ans. Après mon entrée au lycée ou j’avais connu de sérieuses difficultés scolaires et un redoublement mon père m’avait obligé à prendre des cours particuliers chez elle. Elle avait rapidement compris que mes mauvais résultats n’étaient que le résultat d’une dissipation et d’une rébellion totale contre tout type d’autorité ; a cette époque, mon père étant constamment en déplacement a l’étranger : à 18 ans je gérais ma vie entièrement seule et ce depuis bien longtemps, mais j’avais eu quelques démêlées avec la police pour des vols et quelques actes de vandalismes. Mon père constatait la dégradation de mon comportement avec peine, mais étant régulièrement absent pour plusieurs semaines il ne pouvait me surveiller constamment et interrompre ses déplacements pour moi. Me payer des cours particulier chez Tara Venezi était un moyen pour lui d’assurer son devoir d’éducation et de compenser ses absences. Si mes premiers cours avec Tara furent une véritable catastrophe de part ma mauvaise volonté flagrante, elle avait su rapidement percer la carapace que je m étais forgée pour cacher la douleur de la solitude, elle fit l’impossible pour me rendre les cours agréables et ses efforts vinrent a bout de l’hostilité que je lui témoignais. Elle procédait toujours avec tact et patience, mais contenait mes débordements avec fermeté, avec elle je m’étais senti contrainte de me mettre au travail mais j’avais surtout eu la volonté de lui montrer mes talents. Ma moyenne avait affiché une hausse de plusieurs points. Un jour, en rentrant de cours j’avais trouvé mon père et Tara assis dans mon confortable salon, prenant un thé et savourant des biscuits. Mon père m’avait alors priée de m’asseoir et m’avait expliqué que son employeur exigeait de lui un voyage de trois ans au Japon, il s’agissait d’une offre de promotion qu’il ne pouvait refuser. Il ne reviendrait que quelques jours par an. J’étais certes majeure mais au vue de mes dernières facéties il n’envisageait pas de me laisser seule durant tant de temps, aussi n’ayant plus de famille il avait pensé me confier à ma professeur, notre voisine. J’étais accoutumée à ses déplacements fréquents et souvent longs aussi n’avais-je pas laissé le sentiment d’abandon m’envahir et je ne m’étais pas affligée inutilement, j’avais simplement acquiescé. Il avait dit d’un air pensif ; «Heureux de voir que tu te montres raisonnable ! Je laisserai donc carte blanche a Tara pour prendre les mesures qui s’imposeront si tu commets de nouveau des délits, elle est libre de faire comme bon lui semblera, nous avons parler de ton éducation, je n’ai jamais su te punir quand il l’aurait fallu mais saches que durant mon absence tu lui devras obéissance. » J’avais soupiré et levé les yeux au ciel : j’appréciais Tara et je m’étais pliée de bonne grâce à ses cours, avec la volonté de ne pas la décevoir, mais la simple idée de devoir obéir a quelqu'un m’insupportais, et cela s’était accru depuis que j’avais franchi le cap de la majorité il y avait de cela quelques mois. J’avais haussé les épaules et tourné obstinément les talons tandis que la conversation se poursuivait entre les deux adultes : ils réglaient les détails. Je me réfugiais dans ma chambre et poussais le son de ma chaîne Hi fi au maximum. Voila comment le mois suivant j’avais emménagé chez ma professeur de Littérature. Lors des cours qu’elle dispensait au lycée, elle se comportait envers moi comme envers n’importe quelle élève, mais son cours était bien le seul que je ne tentais pas de perturber par mes bavardages incessants ou par mes pitreries. Les punitions diverses des autres enseignants ne m’atteignait nullement, Tara avait eu l’intelligence de le comprendre et loin de m’imposer son autorité comme une contrainte elle m’avait amené a m’y soumettre volontairement en se montrant particulièrement attentive envers moi, les seules sanctions qu’elle m’avait appliqué était un silence et une froideur vexante lorsque je m’étais montré négligente dans mon travail, ou que j’avais joué les provocatrices en lui débitant les pires grossièreté de mon répertoire d’insultes. Quelques regards réprobateurs et une ignorance totale durant quelques jours m’avaient bien plus blessée que les heures de retenues, les corvées ou autres punitions qu’elle eût été en droit de m’imposer, aussi avais je dans ces moments là tout fait pour regagner son attention et je ne lui faisais plus subir les frasques que j’imposais a mes autres enseignants. Lorsque je lui fut confiée j’avais pourtant un caractère bien trempé. J’étais alors fermement décidée a ne pas être privée de la liberté dont je jouissais depuis des années, aussi dois je avouer que je ne lui ai guère facilité la tache d’éducatrice. La cohabitation s’était, dès le début, révélé être un défi : mon naturel indocile avait vite repris le dessus sur ma volonté de ne pas froisser celle qui avait accepté de m’accueillir et qui s’était toujours montrée douce et compréhensive envers moi. Aussi ne respecte je pas les principes de vie commune que l’on avait pourtant ériger ensemble. Mes facéties se multiplièrent. Elle me rappela ses règles et mon engagement à les suivre a plusieurs reprises, elle l’avait fait sur un ton neutre : patiente, elle se contentait de réitérer des demandes que je prenais un malin plaisir a ignorer. Malgré tout mes écarts de conduite elle ne s’était jamais énervée, elle n’avait pas haussé le ton mais m’avait rappelé chaque jour mes obligations. Je n’avais pas tardé à rentrer des cours bien après l’heure prévue, bien apres le dîner pour lequel elle m’avait attendu et qui avait refroidi ; j’avais traîné en ville, faisant les boutiques avec l’argent que mon père m’avait envoyé. A mon retour elle ne m’adressa pas la parole, me fuyant même du regard, cette attitude me choquait particulièrement de la part de la jeune femme qui était toujours amène et ouverte au dialogue. En réalité, personne avant elle ne s’était autant intéressé à ma vie et à mes ressentis, c’est pourquoi faire l’objet d’une indifférence totale de sa part m’était particulièrement douloureux. Au bout de trois jours, ne supportant plus cette distance glaciale, je finis par fondre en larmes en lui présentant mes excuses, elle m’avait alors solacié, séchant mes larmes tendrement en me serrant dans ses bras. Je n’étais guère habituée au contact physique et cette proximité me troubla profondément, j’en éprouvais un soulagement indescriptible. Apres cela je me tint tranquille un long moment, du moins chez elle, car à l’école il n’en allait pas de méme, j’étais convoquée régulièrement chez le proviseur pour des semonces qui ne faisaient que m’ennuyer. Pour m’attirer des compliments je mentais a Tara sur mes notes dans les autres matières que la littérature. Cela faisait presque trois mois que j’habitais avec elle, et lorsque, il y a quelques semaines de cela, le bulletin de fin de trimestre était arrivé, sa réaction avait été particulièrement dure, la scène avait eu lieu dans la véranda dans laquelle je me tenais. Elle avait brandi le carnet de note entre ses mains et m’avait lancé un regard lourd de reproche. Elle n’avait pas crié mais j’avais sentis une amertume particulière dans sa voix ; « Il me semble t’avoir demandé de te mettre sérieusement au travail, saches que je suis très déçue ! Tu m’as menti et je le savais puisque j’avais déjà parlé de ton cas à mes collègues, cela fait trois jours que je sais que tu m’as menti ! De plus, comme tu t'en doutes, j’ai eu moi même a remplir ce carnet donc je savais combien il était mauvais, crois moi j’ai eu honte pour toi en voyant les commentaires de mes collègues et encore plus honte de tes mensonges ! J’ai attendu que le bulletin arrive ici pour t’annoncer que je vais devoir changé de méthodes avec toi, j’ai réussi a obtenir de toi la politesse et le respect des règles de savoir vivre dans ma maison mais tu me decois par ton comportement en classe ! » « Je… vais faire des efforts… je te promets… » « J’attend de voir, tu m’as déjà fait cette promesse et on voit le résultat, il me semble que tu as déjà doublé ta seconde, alors je ne te laisserai pas continuer dans cette voix, a partir d’aujourd’hui je surveillerai tout tes devoirs et vérifierai toutes tes notes, je sais que tu détesteras cela mais il ne tient qu’a toi de me montrer que cette mesure n’est pas nécessaire. Je peux te garantir que tu auras ton baccalauréat à la fin de cette année ! Je peux t’assurer que si je constate que tu ne progresses pas je saurais me donner les moyens pour te contraindre a l’obéissance, crois moi je n’ai pas envie d’en arriver la avec toi mais tu ne me laisse pas le choix ! » Je m’étais senti honteuse de mes mensonges et malheureuse de l’avoir déçue mais la révolte grondait en moi, je lui avais lancé méchamment : « C’est ça oui, pauvre conne ! » Elle avait bondit de la loveuse, j’avais reculé vivement, surprise et apeurée par son geste, mais, se dressant devant moi, elle m’avait prévenu sans même élevé le ton : « Ne m’insulte plus jamais, c’est un conseil !» Malgré l’inflexion sereine de sa voix des étincelles brillaient dans ses yeux de jade et je n’avais pas osé répliquer. Inexplicablement j’avais senti que je devais me taire, sans savoir exactement qu’elle sorte de punition m’attendait si je contrevenais encore à ses ordres. J’avais haussé les épaules et m’étais retirée le plus dignement possible. Depuis lors, elle avait repris son attitude habituelle de grande délicatesse envers moi. Elle n’avait pas changé radicalement comme je l’avais crains. le seul changement notable fut qu’elle pris coutume de me demander chaque soir, lorsqu’elle venait me dire au revoir dans ma chambre, de lui présenter mes cahiers d’exercice et mes notes. Etrangement je ne l’avais pas ressenti comme une humiliation puisqu’elle avait su introduire sa demande avec habilité a un moment de quiétude particulier, apres la dernière conversation de la journée au cours de laquelle nous avions plaisanté gaiement. Je lui avais donc tendu mes cahiers, un peu inquiète tout de même, mais elle m’avait d’abord félicité avant de me faire remarqué les quelques fautes que j’avais faites, elle m’avait ensuite conseillé quelques méthodes, je me surpris moi même à l’écouter attentivement sans l’interrompre une seule fois.
La veille, cependant, alors que nous faisions un peu de ménage et de rangement j’avais ouvert l’un des tiroirs des meubles de cuisine et la découverte que j’y fis me glaça ; je m’étais trouvé face à un instrument au manche en bois et aux lanières de cuir dont chaque extrémité était nouée. Mon expression avait probablement trahi mon trouble, car elle m’avait interrogé, ignorant sans doute ce que je venais de découvrir. Je ne répondis que par une question, ahurie : « C’est quoi ce truc ? » Elle se rapprocha, jeta un œil à l’objet et me dit le plus naturellement du monde en souriant devant mon effroi ; « Un martinet voyons ! Tu n’en as jamais vu ? » « Ben non, où est ce que tu veux que je vois un engin pareil ! » Son sourire éclatant découvrit deux rangées de dents parfaitement alignées. Je ne pus m’empêcher de la trouver sublime, les rayons du soleil que filtrait la vitre de la cuisine venaient se perdre dans ses beaux reflets roux, ils jouaient dans les mèches, les illuminant. Le ton de sa réponse se voulu badin et sa voix cristalline tinta agréablement : « Je pense que tu te montrerais plus disciplinée si c’était le cas ! chanceuse que tu es de ne pas en avoir vu avant ! Ça sert à mettre la fessée aux filles qui ne sont pas sages, et je n’ai pas toujours été sage ! Gare a toi si tu fais des bêtises ! » Je ne parvint a savoir si il s’agissait réellement d’une plaisanterie, je refermais le tiroir avec un empressement qui amusa beaucoup Tara.
Alors que je l’observais, debout dans la véranda, je me fis la réflexion que ma journée avait été délicieusement agréable dans le mesure ou j’avais renoncé a aller en cours dès la seconde heure de mon emploi du temps : je m’étais enfuis du lycée, échappant aux regards des surveillants en escaladant les grilles situées a l’arrière du lycée. En effet, il faisait beau et l’idée de restée enfermée a écouter les professeurs débiter leur cours ne me tentait guère, aussi avec un groupe d’ami avions nous décidé d’aller se promener dans les rues piétonnes de la ville. Nous avions flâné agréablement toute la journée et lorsque j’étais entrée dans la verrière pour retrouver Tara j’étais d’excellente humeur. Après m’être perdue dans les souvenirs de ses derniers mois, je me décidais enfin à la saluer joyeusement, elle leva les yeux de son roman et l’expression sévère que je pu y lire instantanément me déconcerta, je fus prise de remords à l’idée qu’elle ai pu avoir eu vent de mon absence en cours aujourd’hui. Mes craintes se jusifiérent bientôt, sa voix se fit plus grave qu’à l’accoutumé, les traits de son visage étaient tendus ; « T’es tu bien amusée aujourd’hui ? » Je ne su quoi répondre, hésitante, je lui demanda ; « Pourquoi cette question ? » « Tes cours étaient ils intéressants aujourd’hui ? » « Euh… je… ne sais pas… » « Biensur que tu n’en sais rien puisque tu n’y a pas assisté ! Crois tu que mes collègues ignorent que tu m’as été confiée ? Crois tu que le proviseur l’ignore ? J’ai été convoquée immédiatement ! Tu me ridiculises devant eux, tu me fais honte ! Je regrettes vraiment d’avoir accepté de me charger de toi !» Mon bel enthousiasme s’était envolé, j’affichais maintenant un air penaud, je m’abîmai dans la contemplation de mes bottines et ne répondit pas. C’était la première fois en trois mois qu’elle s’emportait réellement contre moi, je la sentais exaspérée et cela me rendit anxieuse. Elle, toujours si pondérée, venait de me dévoiler un aspect de son caractère que je ne connaissais pas jusqu'alors et que je n’étais pas parvenue a mettre a jour par mes multiples provocations. Je me rendis compte que je tremblais. Elle se leva: « Tu mérites une punition sévère et cela fait longtemps que tu la cherches, sans doute n’ai-je que trop attendu ! Tu ne mérites plus mon indulgence, tes manquements sont de plus en plus graves alors je vais te punir de manière exceptionnelle ! J’aurais préféré ne pas avoir à le faire, ça ne me fait pas plaisir d’en arriver la, mais tu l’as trop cherché ! Je suis en colère contre toi, tu l’auras remarqué, aussi vais-je attendre ce soir avant de te punir, ça nous permettra de réfléchir et de nous calmer, en attendant tu vas aller dans ta chambre et ne plus en sortir jusqu'à ce que je t’y rejoigne, tu ne mangeras pas ce soir, il est donc inutile d’attendre ton dîner ! Obéis maintenant ! » « NON ! Tu ne vas pas me punir tu n as aucun droit sur moi ! » J’ignorais ce qu’elle voulait dire par punition exceptionnelle mais je ne voulais entendre parler d’aucune forme de punition. Elle m’attrapa les épaules des deux mains, donna une brève mais forte secousse et me fixa en me disant d’une voix cassante : « Ecoute moi bien, ici tu es chez moi, ton père t’as confié a moi avec pour consigne de te remettre dans le droit chemin, tu as deux choix possibles : soit tu acceptes la punition que je vais t’infliger ce soir et dans ce cas tu restes ici avec moi, soit je l’appelle et le prie de trouver une autre solution, et là il y a fort a parier que tu te retrouveras dans un internat, quant à moi je serais bien débarrassé ! A toi de choisir ! » Je pleurais a chaude larmes… elle m’avait vaincu et j’avouais ; « Oui, je sais que je t’ai poussé à bout…c’est quoi ma punition ? » « Tu te souviens du martinet que tu as vu hier n’est ce pas ? » Je me raidis : « NON pas ça ! » « Si tu n’accepte pas ta punition, je renonce et tu quittes la maison au plus tôt car je n’en peux plus de ton comportement irresponsable et puérile, tu n’es qu’une sale gamine capricieuse alors je vais te punir en tant que telle ! Crois moi, si tu étais ma fille ça fait bien longtemps que tu l’aurais reçu cette fessée, tu es tout simplement insupportable! » Je baissais de nouveau la tête, en moi un tourbillon d’émotions se soulevait, je m’en voulais terriblement de tout ce que je lui avais fait subir depuis le début. Elle avait toujours été si douce, elle me blâmait maintenant et je lui avais donné toutes les raisons de le faire, je lui dis d’une voix brisée par le chagrin ; « D’accord, tu as raison » « Files ! Réfléchis a ce que tu as fais en m’attendant, je viendrais te punir quand je serais un peu plus calme, pour le moment ta vue m’insupporte et je ne veux pas te donner une correction excessive sous la colère! » Je la laissai seule dans la véranda et allait me jeter sur mon lit, mortifiée. Je tentais de ne pas laisser la peur m’envahir. Je me décontractai petit à petit, me prenant à espérer qu’une fois calmée elle renoncerait à ce type de punition. Je m’accrochais à cette idée et à la confiance que j’avais en elle ; je la connaissais bien maintenant, elle ne pouvait vouloir m’humilier ainsi, elle ne pouvait vouloir me faire souffrir… non, c’était impossible, elle avait simplement voulu m’effrayer ! Je mis un fond musical et tentai de me détendre. Quand j’entendis ses pas dans l’escalier l’angoisse me dévora de nouveau, j’éteignis la musique en hâte et m’assit sur le bord du lit, jouant nerveusement avec le bord de la couverture que je passais entre mes doigts. Elle frappa à la porte, comme elle le faisait chaque fois qu’elle souhaitait entrer dans la chambre qu’elle m’avait attribuée, j’appréciais cette marque de respect, mais aujourd’hui ce fut d’une voix déformée par la peur que je lui répondis : « Entre ! » La poignée s’enfonça et la porte s’ouvrit, Tara entra, elle tenait a la main l’objet qui avait suscité mon émoi la veille, je su alors qu’elle n’avait en rien renoncé a m’administrer la fessée. Je devais bien reconnaître que je l’avais mérité, non seulement pour avoir manqué les cours, mais pour mon comportement général avec elle, je regrettais tant…je passai en revue mentalement toutes les fautes que j’avais commises depuis mon arrivée chez elle, j’avais plusieurs fois mis un désordre impressionnant chez elle, j’avais souvent été désagréable avec elle, j’avais même été jusqu’à l’insolence… oui elle avait été plus que patiente avec moi, elle m’avait rappelé a l’ordre maintes fois sans grand succès, je n’avais pas réellement prêté attention a ses mises en garde et aujourd’hui je m’étais enfuis de cours alors qu’elle m’avait sommé de me mettre au travail il y a seulement quelques semaines…oui, j’avais réellement été exécrable. Elle vint s’asseoir près de moi, sur le lit, elle posa le martinet sur ses genoux, il était imposant, sa présence obsédante me perturbait, Tara avait retrouvé son calme et s’adressa a moi avec placidité et fermeté ; « Trouves tu qu’il soit intelligent de partir des cours comme tu l’as fait ? » « Non » « En effet, et je ne peux accepter ça. C’est une erreur de trop, je n’en veux pas d’autre de ce type, je suis obligée de te mettre un frein. Je ne pense pas m’être montrée dure avec toi jusqu’ici et saches que je déteste l’idée de te faire mal mais tu as été trop loin, tu auras 20 coups de martinet allonge toi en position ! » J’obéis machinalement, je fus surprise de constater que je ne ressentais plus la peur, j’allais souffrir et je le savais mais j’étais intimement persuadée d’avoir provoqué ce malheur. Je m’allongeais et mes poings serrèrent mon édredon moelleux, j’enfouis ma tête dans la douce couverture et fermai les yeux. Je portais une jupe courte à volants, je sentis une main froide la relever sur mes hanches, un frisson me parcouru quand la main se referma sur la broderie de ma petite culotte pour la tirer vers le bas, les muscles de mes fesses dénudées se contractèrent en un réflexe. Elle me flanqua un premier coup qui me cingla fortement la croupe, je fut stupéfaite par la force qu’elle y mis…je ne m’étais pas attendu a tant de sévérité, elle cria ; « Je veux que tu comptes tes coups ! »
Je fus prise de désespoir devant cette exigence, je commençais tout de même le compte :
« Un, deux ! Aiiieee, moins fort…trois, quatre, aiiieee, cinq… » Elle fouettait vigoureusement mes cuisses nues, elle appliquait également des coups sur les jambes. Elle frappait sans ménagement aucun et dès le cinquième coups, incapable de rester immobile, je ne pu résister à la tentation: je repliai mes jambes rudoyées sous moi, me recroquevillant sur moi même pour échapper à la cuisson que les lanières infligeaient à ma peau. Je me frictionnais alors les fesses. La sanction fut immédiate, Tara s’empara du manche râpeux du martinet et m’en appliqua un terrible coup sur les doigts, le bois s’écrasa douloureusement sur mes phalanges que je retirais bien vite ; « Je te prie de ne pas me compliquer la tache, remets toi en position, tu auras dix coups supplémentaires, ça t en fera 30 et si tu recommences ça sera encore 20 de plus ! » Je m’aplatis de nouveau sur le lit. Mes fesses s’échauffaient, mes jambes se zébraient mais je comptais vaillamment ; « 6… ouch…7 aiiiieee pas sur les jambes non, s’il te plait… !» Sur mes cuisses la flambée s’accentua mais je ne bougeais plus. Un véritable incendie faisait ravage sur la partie inférieure de mon corps, les lanières m’attaquaient la peau comme des flammes sans cesse ravivées. Ma voix entrecoupée de sanglots continuait à compter, les nombres se succédaient, chaque fois que je prononçais l’un d’eux je prenais conscience que je me rapprochais de la fin de ce calvaire…comment pouvait elle me faire subir ça ? Elle me voyais gigoter lamentablement, elle voyait mes fesses se tordre sur ma couche, elle observait mes jambes se soulever chaque fois que les lanières les atteignait dans toute leur violence, j’avais honte de lui offrir un tel spectacle, honte qu’elle aperçoive mon intimité. Mes fesses semblaient recouvertes de braise ardente, le terrible martinet se muait en tisonnier, ils semblait faire jaillir des étincelles chaque fois qu’il s’abattait, des flammèches pleuvait sur moi, le feu semblait inextinguible. La foudre punitive s’abattait sur les globes, le martinet fulgurait, je hurlais les nombres que je maudissais et dans l’étourdissement je manquais parfois le compte de quelques coups. Je sursautais chaque fois que les lanières insupportablement brûlantes traversaient mes fesses, je me cambrais. Mes mains crispées arrachèrent le drap dans une brusque secousse, le tissu se déchira entre mes doigts tandis que la punition déchirait ma peau. Je crains alors de provoquer la colère de Tara et, oubliant le compte, je hurlais un pardon, le martinet s’écrasait sur moi dans un rythme endiablé, je renonçais a compter : le bruit fracassant des claquements me décourageait, je voulais juste que cela cesse, mes fesses dévastées par les coups réclamaient une accalmie. Tara décida enfin de s’interrompre. Je l’entendis se diriger vers la sortie, je relevais la tête et la vue de cette belle jeune femme qui s’éloignait en me laissant désespérément seule avec mes souffrances souleva en moi un puissant affolement ; m’abandonnerait-elle ?… j’eu un murmure plaintif en tendant le bras dans sa direction : « Tara… ne pars pas… » Elle se retourna, son regard olivine me subjugua, elle semblait bouleversée par un mélange de compassion et de culpabilité. Dans les perles de jade de ses yeux brillait une lueur d’empathie profonde inextricablement mêlée à celle de la dignité qui prenait racine dans sa certitude d’avoir agit justement. Les sentiments paradoxaux l’immobilisaient dans l’embrasure de la porte. Elle resta quelques minutes le regard plongé dans le mien, elle semblait avoir oublié que j’étais encore dénudée devant elle, et je l’oubliais également, ce qui m’importait c’était son affection que mon cœur et mon corps réclamait. Elle s’approcha lentement et revint s’asseoir près de moi, le martinet était encore serré dans sa paume, je me blottis pourtant contre elle et posais ma tête sur ses genoux, recherchant sa tendresse. Elle me caressa les cheveux, me pris la main puis me parla : « J’aimerai ne plus avoir a recommencer cela, tu es adulte alors cesses de te comporter comme une enfant, je suis près de toi, je ne te laisserai pas mais je ne te permettrait pas de te conduire de cette façon. Je sais combien ça a été dur pour toi mais c’était nécessaire » « Je sais… je l’ai cherché…comme si je voulais que tu me punisses de la sorte…comme si j’avais voulu savoir jusqu’ou je pouvais aller avant que tu ne t’emportes… »
Les fourmillements brûlants sur mes fesses semblaient s’être étendu sur la surface de ma peau, la chaleur excitait les terminaisons nerveuses logées sur mon sexe, je me frottai contre la couette et obtins immédiatement un orgasme d’une puissance que je n’avais jusqu’alors jamais connu lors de mes plaisirs solitaires, je jouis devant elle, sans pouvoir contrôler les vagues de soulagement. Quand mes esprits revirent la honte s’immisça en moi et me paralysa. Tara me fixait sans surprise, elle n’avait pas sourcillé, elle me serrait simplement la main. Des larmes coulèrent sur mes joues et je dis dans un soupir : « Pardon… » Elle posa ses deux mains sur mes tempes et me répondit « Ne t’excuse pas pour cela…il n’y a rien a pardonner, tu es responsable de ta punition mais pas de ce genre de… conséquences » Elle avait hésité et avait choisit son mot avec soin, une rougeur avait envahi ses pommettes : elle avait conscience qu’à demi mot elle venait de me faire un aveu important qui nous rendait complices, je n’osais poser les questions qui me brûlaient les lèvres, mon regard curieux ne lui échappa pas, elle sourit pour cacher son embarras et me dit ; « Oui…je sais ce que c’est…moi aussi je l’ai eu »
LE SALON DE THE Sylve s’empressa de prendre les commandes, elle était nerveuse : c’était son premier jour de service. Le magnifique salon de thé à l’apparence cossue était bondé. La première fois qu’elle était entrée dans cette pièce elle avait été impressionnée par le luxe qui s’était étalé devant elle. Un énorme miroir doré à la feuille d’or au fond de la pièce donnait l’impression que celle-ci était plus vaste qu’elle ne l’était en réalité, un grand lustre en cristal inondait la pièce d’une lumière blanche. Les tables, avec leur dessus de marbre bleu turquin et leurs pieds en bois sculpté style Louis Philipe n’avaient pas manqué d’attirer son attention : elles étaient disposées de part et d’autre de la salle. Les imposants fauteuils en velours couleur saphir paraissaient confortables. Des tableaux de maître décoraient les murs lambrissés. Au milieu de la pièce une table recouverte d’une nappe brodée immaculée supportait un assortiment des pâtisseries que proposait le salon de thé, chaque gâteau était présenté dans un plat argenté. Le carrelage blanc du sol était impeccable. La patronne avait toute de suite prévenue Sylve ; l’établissement accueillait une clientèle aisée et exigeante, il jouissait d’une excellente réputation et le service devait être irréprochable.
Sylve sentit peser sur elle le regard des clients huppés. Elle les observa elle aussi, une femme d’un certain age au long manteau de fourrure et aux lourd bracelets étincelants venait juste d’entrer dans la pièce et attendait qu on lui attribue une place, au fond de la salle deux jeunes femmes blondes au tailleurs stricts et au cheveux rattachés en chignon discutait gaiement en savourant la part de tarte et le thé que Sylve leur avait servi quelque minutes auparavant. Un couple d’une quarantaine d’année contemplait leur imposante coupe de glace, l’homme portait un costume cravate bleu marine de bonne coupe tandis que la femme était agréablement mise en valeur dans une longue robe rouge scintillante au décolleté plongeant.
A la table Numéro 4, un jeune homme se leva et se dirigea vers la sortie. Sylve pria la cliente âgée de s’installer à la table libre et lui donna une carte de la maison en lui adressant un sourire professionnel. La cliente fut a peine installée qu’une jeune femme brune aux yeux en amande fondit sur Sylve pour la morigéner. Elle était habillée avec soin et originalité d’une jupe ample aux couleurs vives et d’un corset rose qui relevait parfaitement sa poitrine, un maquillage léger surlignait des yeux bridés qui trahissait ses origines asiatiques, elle était d’une beauté froide ; « Il s’agit de ma place, vous faites erreur, il est insupportable que je sois contrainte d’attendre, je suis cliente ici depuis plus de deux ans, je viens chaque jour et cette table m’est réservée ! » Sylve s’excusa et jeta un coup d’oeil au carnet des réservations. Elle comprit son erreur, en effet la table 4 avait été réservée par Melle Aminga. De nouveau, elle se confondit en excuse, les traits de sa cliente exprimaient une vive contrariété : « Je ne vous ai jamais vu ici, je peux vous garantir que vous n’y resterai pas si vous êtes aussi étourdie ! Je déteste attendre ! J’exige d’être placée à la table que j’ai réservée ! « Malheureusement c’est impossible Madame, je m’en excuse » La cliente la foudroya du regard « Comment osez vous me refuser mon du ! » Au grand soulagement de Sylve une coquette dame coiffée d’un large chapeau bleu traversa la salle pour passer dans la pâtisserie qui se situait à l’entrée, elle quittait sa place. Sylve s’empressa de nettoyer consciemment la table et fit asseoir la cliente difficile qui ne lui adressa pas un mot de remerciement. Melle Aminga s’assit visiblement furieuse de voir ses habitudes perturbées par la maladresse d’une jeune employée.
Sylve avait conscience que si sa patronne s’apercevait de son erreur elle serait sermonnée vertement, par bonheur celle-ci était pour le moment occupée a la caisse. Elle se concentra sur le lourd plateau qu’elle apportait aux clients de la salle attenante, tentant d’oublier l’attitude désagréable de la belle femme a l’allure sophistiquée. Elle tremblait à l’idée de devoir retourner prendre sa commande. Elle s’attarda dans les cuisines, repoussant le moment fatidique, et espérant que sa collègue s’en chargerait à sa place. Inexplicablement cette cliente la mettait mal a l aise. Elle rassembla son courage et reprit son service, la belle brune au regard noir de la table 4 semblait de plus en plus irritée, Sylve s’approcha timidement d’elle et lui posa la question habituelle : « Que puis je pour vous ? » « Enfin vous voila, quelle lenteur! Je croyais vous avoir dit que je détestais attendre ! Vous n’avez vraiment rien à faire ici, vous faites preuve d’un laxisme qui ne saurait être toléré dans un établissement comme celui-ci ! » Sylve rougit : « Puis je prendre votre commande ? » « Vous êtes même incapable de vous excuser pour votre retard, n’avez-vous donc aucune notion de la politesse et du respect que vous devez aux clients ? « Si madame, excusez moi » « Très bien, sachez des a présent que je compte me plaindre à votre supérieure ! Amenez moi un thé jasmin et une part de génoise au fruits et hâtez vous cette fois ! » « Bien madame. » Sylve était au bord des larmes, elle baissa la tète honteuse de s être ainsi fait réprimandé. Elle tremblait en découpant la part de gâteau pour la déposer dans la délicate assiette en porcelaine, elle prépara le thé, et déposa la tasse fine et la théière sur un plateau argenté. Elle servit la cliente mais dans son trouble la théière lui échappa, elle s’écrasa sur le sol dans un bruit cristallin. L’eau brûlante se répandit sur son uniforme, elle ne put retenir un cri de surprise et de douleur tandis que sa cliente fulminait : « Espèce d’incapable ! Idiote ! Vous ne savez même pas servir un thé ! Amenez moi votre supérieure immédiatement ! » Agacée par l’attitude arrogante de la cliente, Sylve répondit sèchement : « Cessez de m’importuner, je vais réparer cela, vous en faites des manières! »
Les autres clients s’étaient retournés vivement, surpris de cet éclat de voix. À la caisse, dans l’entrée, les clients de la file les fixaient également. La patronne, Myriam, ordonna a Katalina, une employée, de se charger de la caisse, et accouru dans la salle pour y trouver une Sylve rouge de honte et une Melle Aminga furibonde. Elle questionna durement Sylve : « Que s est il passé ici ? » Melle Aminga ne laissa pas à Sylve le loisir de répondre, elle hurla : « Regardez ce que cette imbécile a fait, elle n’a même pas su me placer à la place que j’avais réservée, elle s’est permise de me faire attendre et pour couronner le tout elle renverse la théière! Votre employée est une bonne à rien ! » Sylve, révoltée par les insultes de cette femme répliqua en s’adressant à Myriam ; « Cette cliente n’a cessé de me harceler, elle est insupportable! » Myriam, en apparence, ne se départit pas de son calme, elle interrompit Sylve et lui ordonna : «Cessez vos jérémiades, Ramassez ceci rapidement ! Vous viendrez avec moi, j’ai à vous parler, nous réglerons ça dans la réserve ! » Tandis que Sylve mettait de l’ordre dans la salle et ramassait les débris épars de la théière, Myriam se tournait vers la cliente et prit un ton affable : « Je vous assure que ceci ne se reproduira plus, l’établissement saura biensur vous dédommager ! Quant à cette jeune employée je peux vous promettre qu’elle sera punie en conséquence ! » « Je pense que vous devriez être particulièrement sévère ! Je suppose que vos sanctions ne sont guères dissuasives puisque vos employées se permettent de pareilles impolitesses ! Si j’étais à votre place croyez moi qu’elle ne s’aviserait pas à recommencer ! » « Je saurais prendre les sanctions qui s’imposent ! Et un repas vous sera offert pour compenser le préjudice que vous avez subi » «Très bien, mais je voudrais simplement m’assurer que cette petite effrontée ne recommence pas, j’aimerai la punir a ma manière car elle m’a manqué de respect, il est hors de question que je me laisse ainsi humilié par une petite serveuse ! » « Nous n’avons rien à vous refuser Mademoiselle, comme il vous plaira ! » Myriam interpella Sylve qui accourut vivement : « Sylve, tu vas nous suivre en réserve, nous allons régler le différent » Penaude, Sylve suivi sa patronne dans l’arrière boutique tandis que Melle Aminga la contemplait, lui lançant des regard triomphants. Elles traversèrent les couloirs en silence. Sylve n’était pas réellement inquiète, elle savait qu’elle serait sévèrement réprimandée et elle savait aussi qu’elle l’avait bien mérité car elle s’était emportée contre la cliente, mais elle n’imaginait aucunement ce qui allait avoir lieu. Myriam ouvrit la porte blanche de la réserve. Melle Aminga fixa Sylve de son regard sévère : « Toi, tu vas être punie de manière à t’apprendre le respect que l’on doit aux clients ! Tu as été d’une rare impolitesse ! Tu vas recevoir une bonne fessée ! » A ces mots sylve sursauta, elle se demanda si elle avait bien entendu… une fessée…elle frémit. Avant même qu’elle ne comprenne ce qui lui arrivait, Melle Aminga la saisit et la ploya sur ses genoux, elle lui asséna des claques retentissantes. Sous la douleur Sylve se débattit et hurla, La cliente exigeante cessa un instant pour lui crier : « Plus tu bougeras plus tu recevras de coup ; je te conseille de rester tranquille si tu veux pouvoir t asseoir dans les prochains jours ! » Les claques tombaient a rythme infernal sur sa jupe, Melle Aminga cessa de frapper pour déboutonner la jupe de l’uniforme et la glisser aux chevilles de l’employée qui pleurait a chaudes larmes. Quand Sylve compris ce que Melle Aminga s apprêtait à faire, ses jambes battirent l’air dans un mouvement frénétique, elle supplia ; « Non, je vous en prie, non pas ça, non ; laissez moi ma culotte, s’il vous plait » La jeune femme brune eu un rire sardonique : « Comment ça ! Tu ne croyais tout de même pas que j allais t administrer la fessée sur la jupe, une fessée est toujours déculottée ! Cesses de bouger maintenant, et laisse moi t’enlever tout ça ! » Myriam, qui avait jusqu’ici assisté a la scène sans mot dire, semblait a la fois pétrifiée et fascinée par ce qui se déroulait sous ses yeux, quand elle prit conscience que la cliente allait dénudée le postérieur de son employée, elle demanda ; « Euh…est ce que c’est vraiment nécessaire ? » « Faites moi confiance, celle la ne vous causera plus de soucis après le traitement que je vais lui infligé ! Une bonne correction leur fait comprendre qui commande, croyez moi ! Rien de tel pour leur apprendre l’obéissance ! » Melle Aminga souriait cyniquement en prononçant ses phrases. Elle la troussa et ses yeux pétillèrent quand elle vit Sylve s’agiter vainement pour échapper à la punition. Sylve hurlait maintenant pitoyablement, autant de peur et de honte que de douleur car la main volait et retombait durement sur son fessier. Melle Aminga la retenait en position, son bras enserrait fermement sa taille. Sylve se contorsionna pour lui échapper, elle se démenait pour échapper à la grêle de coup. Tel un pantin désarticulé elle gesticulait en tout sens mais la fessée tonitruante continuait. Les jambes de la punie entamaient une danse effrénée sous les coups. Sylve planta ses griffes dans le bras qui la comprimait, elle remuait sans cesse cherchant a se soustraire a l emprise de celle qui la punissait si douloureusement. Melle Aminga l’admonesta : « Espèce de petite furie, je vais t’apprendre a te soumettre a l autorité moi ! » Elle la laissa glisser sur le sol après l’avoir copieusement arrosé de claques impitoyables qui tombaient au hasard de ses mouvements furieux, plusieurs étaient tombées sur le bas du dos qui portait des empruntes d’un rouge cerise. Le fessier de sylve était très marqué par les traces de doigts. Myriam cru la punition finie et se dirigea vers son employée pour lui apporter son soutient mais Melle Aminga la retint et demanda en désignant des cartons empilés autour d’elles : « Que contiennent ses cartons ? » « Du matériel de cuisine et le nécessaire pour la pâtisserie, nous sommes dans la réserve ! » Myriam était visiblement très surprise par la question mais avant qu’elle ne puisse s’y opposer sa cliente ouvrit l’un des cartons et fouilla l’intérieur avec empressement. Sous le regard médusé de Myriam, elle inspecta ainsi plusieurs cartons, soudain une expression profonde satisfaction se peignit sur son visage grave. Ses doigts avaient enfin rencontrés ce qu’elle cherchait : une spatule de cuisine. Elle brandit l’instrument et se dirigea prestement vers Sylve qui s’était déjà recouvert, elle fulmina : « Je ne t’ai pas autorisé à te rhabiller ! Es tu complètement stupide ? Tu vas voir comment je dresse les rétives comme toi ! Tu enlèves immédiatement ta jupe et ta culotte, je te préviens que si tu me forces à le faire moi même ton châtiment sera bien plus pénible ! »
Sylve en proie à une véritable crise de larme obéit sans protester, cependant Melle Aminga continua à la réprimander ; « Plus vite que ça, tu vas la recevoir de toute façon, alors ne traîne pas ! » Elle ponctuait chaque mot en faisant claquer la spatule de bois dans la paume de sa main. Myriam avait les yeux rivé sur le fessier de Sylve… si rouge… elle se plut a imaginer quelle chaleur insupportable son employée devait endurer. Le regard insistant de Myriam pesait sur Sylve, l’honneur de celle ci n’en fut que plus offensé : en plus du feu qui s’était emparé de son arrière train elle subissait l’humiliation de voir sa pudeur ainsi piétiné. Un sentiment ambigu grandit en Myriam, elle éprouvait une piété sincère pour Sylve qui avait, selon elle, été bien assez punie ; elle eut voulu demander grâce mais bien qu’elle trembla pour elle, elle avait hâte d’être spectatrice de la suite de cette fessée et ne savait détacher son regard des deux femmes, s’imaginant tour à tour dans le rôle de chacune. Elle en éprouva une grande honte et tenta de chasser cet empressement. Melle Aminga contemplait les boursouflures qui étaient déjà apparu sur le fessier incandescent de sa punie, puis lui ordonna sur un ton sans réplique : « A genoux ! Tout de suite ! » Sylve s’agenouilla, le sol rugueux de la réserve lui égratigna les jambes, elle balbutia ; « Ne me frappez plus, s’il vous plait » Inflexible, sourde aux supplications, Melle Aminga déchaîna un déluge de coup avec l’instrument en bois, il s’abattait dans un bruit sourd sur les fesses qui tressautaient à chaque coup. La spatule s’enfonçait dans les chairs fermes et déjà rougies de sylve qui hurlait sa douleur et la suppliait de cesser. Le bruit mat des coups de spatule se fit entendre encore et encore. Sylve ne put résister longtemps, ayant récupérer sa liberté de mouvement elle se couvrit les fesses des deux mains et se plongea en avant. Melle Aminga la redressa immédiatement de manière brutale et lui dit ; « Je te garantis que tu vas arrêter tes résistances et tes protestations parce que je ne cesserai ta punition que lorsque tu ne te débattras plus ! » Incapable de prononcer le moindre mot Sylve hocha la tête. Un torrent de larmes se déversait sur son visage. Melle Aminga lui flanqua une dizaine de coups plus rudes les uns que les autres. Le bois s’écrasait sur les fesses provoquant des élancements et des piqûres insoutenables. Sylve ne bougeait plus pendant que la palette de bois continuait à contusionner son postérieur mais elle ne parvenait à cesser ses cris déchirants, ce qui lui attira de nouveaux reproches : « Tais toi ! Cesses de brailler ainsi ! » « Ça fait trop mal, aiiiiieeee »
Pour Myriam, l’excitation atteignait son paroxysme, mais la peine qu’elle éprouvait à voir Sylve ainsi martyrisée prit le dessus et la fit s’interposer : « Laissez la maintenant, ça suffit, elle en a assez pris non ? » Melle Aminga cessa de battre Sylve et toisa sévèrement Myriam « Pas encore, croyez moi, j’en ai punie bien souvent des petites indisciplinée dans son genre, c’est une coriace celle la ! Mais c’est votre employée, je vous laisse donc lui administrer la dernière salve ! » Sur ses mots elle lui tendit l’instrument. Myriam sentit l’emprise qu’exerçait sur elle la jeune femme : elle était le type même d’individu auquel on ne résiste pas, c’était une maîtresse femme. Sans protester elle baissa le regard vers la spatule et tendit une main tremblante vers elle. Le contact du manche de bois contre sa paume la transporta. Elle laissa tomber une pluie de tapes musclées sur les cuisses de la punie. La sanction tournait au supplice pour Sylve qui recommençait à se tortiller lamentablement. Ses fesses étaient maintenant couvertes d’ecchymoses et se piquetaient de mauve. Les hématomes grandissaient. Les yeux de Myriam se voilèrent de larmes : participer au calvaire de Sylve lui avait procuré une montée de plaisir intense mais la culpabilité de la faire ainsi souffrir la saisissait… elle jeta la spatule et laissa ses larmes couler le long de ses joues, tentant de les cacher a Melle Aminga. Melle Aminga s’approcha de Sylve et lui dit : « Voila ce qu’il t’en coûtera si tu t’avise encore d’être impolie, irrespectueuse et maladroite avec les clients ! Excuse toi ! » Elle murmura à travers ses sanglots « Pardon… » « Très bien, tu as compris la leçon ? » « Oui mademoiselle » « Je l’espère pour toi ! Car n’oublie pas que je suis une habituée ici et je somme ta patronne de me prévenir en cas de désobéissance, je n’hésiterai pas a appliqué le même remède ! Apparemment le personnel de cet établissement a besoin d’être repris en main, et ce n’est pas la première fois que je me fais cette réflexion ! » Elle tourna son regard vers Myriam, en larme elle aussi, elle lui dit en lui tendant un mouchoir et en la gratifiant d’une caresse sur son visage parsemé de tache rousseur: « Allons ma chère, vous avez le cœur trop tendre, remettez vous ! Il n’y a que comme ça que vous vous ferez respecter ! »
Sylve n’osait pas bouger, elle restait a genoux, tremblante et vaincue au pieds de Mademoiselle Aminga, qui, lorsqu’elle s’en aperçut lui dit sur un ton presque aimable : « Tu peux remettre ta jupe maintenant et aller reprendre ton service, je suppose qu’il y a du travail ! » Chaque mouvement pour tenter de se redresser laissait Sylve pantelante de douleur, elle explosa de nouveau en une crise de larme incontrôlable. Melle Aminga la regarda silencieusement, la laissa se calmer, puis quand les sanglots se furent un peu atténués elle se dirigea vers elle. Instinctivement Sylve esquissa un mouvement de recul. La jeune femme brune aux yeux insondables couleur de nuit lui tendit la main : en signe de paix, elle lui offrait son aide, mais paniquée Sylve leva son bras devant son visage dans un réflexe de protection. « Ne craint rien, je n’ai pas l’intention de te souffleter, je veux juste t’aider » Fébrile, Sylve serra la main tendue et s’appuya sur le bras pour se redresser, elle remonta rapidement sa culotte et enfila sa jupe. Melle Aminga posa sa main ferme sur l’épaule de Sylve comme pour la consoler et lui dit calmement ; « Ne pleures plus voyons, ça ne sert a rien. Va te passer le visage sous l’eau, tache de reprendre un aspect présentable, je t’attend en salle, avec ta patronne, tu nous servira ce thé jasmin… si ta patronne y consent tu es autorisée a le prendre avec nous. » Myriam approuva. Sylve s’empressa de sécher ses larmes, de ramener de l’ordre dans ses cheveux bouclés et se hâta de rejoindre les deux femmes a la table numéro 4. Elle tenta de les servir avec naturel, se concentrant intensément sur sa tache. Elle maîtrisa à grande peine sa démarche afin que rien ne trahisse la correction qu’elle venait de subir et se força à prendre une expression enjouée en servant les clients qui attendaient. Puis, elle s’approcha de nouveau de la table numéro 4, restant figée devant elle, elle n’osait s’asseoir, d’une part par crainte de la douleur, d’autre part parce qu’elle ne voulait pas paraître inconvenante. Elle attendit patiemment l’autorisation avant de s’asseoir précautionneusement sur le coussin en velours du fauteuil heureusement confortable. Melle Aminga lui annonça en souriant ; « Nous avons discuté avec Myriam, nous venons de décider d’une collaboration. Je me suis proposé de l’aider dans le bon fonctionnement de cet établissement que j’affectionne grandement mais dont le personnel me semble manquer de sérieux et de rigueur, j’ai donc l’honneur de t’annoncer que je travaille désormais ici ! Tu connais maintenant ma politique concernant les manquements… penses tu que je sois injuste ? Sois franche ! » « Non mademoiselle, vous n’etes pas injuste… vous…» Elle n’osa achevé sa phrase et la laissa en suspend, ce qui provoqua un rire moqueur chez Melle Aminga. Le rire clair tinta agréablement aux oreilles de Sylve qui se décontracta. « Je perçois comme une hésitation, Sylve? » « Non… » « Me penses tu sévère ? » Les joues de Sylve s’empourprèrent « Oui mademoiselle. » « Je le suis en effet, mais saches que je ne suis pas sadique et je ne te punirai pas sans raison, j’estime qu’un établissement de ce prestige doit être mené de manière ferme, on ne doit tolérer aucune erreur, rien ne doit entacher le plaisir des clients, comprends tu ? « Oui mademoiselle » « Très bien, saches que durant ton service je ne veux plus jamais que tu te permette de répondre à qui que ça soit comme tu l’a fait tout a l’heure, est ce bien clair ? » « Oui, j’ai compris » « Très bien ! Si toute fois la discipline que je vais faire mener ici te déplaisait, personne biensur ne te force a rester ! Si il arrive que tu me trouve injustes fait le moi savoir, j’aime la franchise et je te permettrait toujours de dire ce que tu penses a la seule condition que tu le fasse poliment ! Ta patronne et moi collaborons, il ne saurait donc être question que tu fasses preuve de plus de déférence envers moi, tu nous dois a toutes les deux le respect, ni plus ni moins. » Sylve aquiesca, des larmes lui étaient venue de nouveau, Melle aminga lui sourit et lui dit ; « Allons ne te désole pas, je suis persuadée que nous trouverons tous a y gagner. Si cela peut te rassurer Myriam m’a demandé de me modérer un peu dans les punitions et je lui ai concédé, elle a ma promesse. Allons, si tu te montres raisonnable je suis persuadée que nous nous entendrons toute les deux ! Me tiens tu rigueur de cette punition ? » « Non mademoiselle, mais je souhaiterai ne pas avoir a la revivre » « Cela ne tiens qu’a toi ! Allons, file vite au travail ! » Sylve se retira en débarrassant le plateau qui encombrait la table. Elle laissa les deux femmes parler affaires. Quand elle se retourna, elle sentit peser sur sa nuque le regard pénétrant de Melle Aminga…