Ici, les récits de Julie, soumise de 21 ans, et auteur de talent, à la sensualité que je vous laisse découvrir.

Alors c'est maintenant... Nelly se tenait devait une porte cochère d'une jolie rue aux murs anciens caressés par le soleil ocre de cette fin d'après-midi. Mais elle ne cherchait pas à profiter de la chaleur des premiers jours de beau. Elle observait le buttoir en bronze devant elle, une jolie réalisation avec beaucoup de détail, comme des ongles parfaitement dessinés et même une bague. Il avait du être rénové plusieurs fois. Elle observait ce buttoir et en approchait sa main doucement. Elle se repassait mentalement les évènements des semaines précédentes.



Elle marchait nonchalamment avec un livre a la main dans la fin de l'hiver pour aller rejoindre le bus qui la ramènerait de l'université. Elle était perdue dans ses pensées quand elle croisa un couple main dans la main. Les longs cheveux bruns et raides du jeune homme lui fit lever les yeux et les observer. Elle assista alors a une scène qui l'interloqua. La jeune femme répondait apparemment a une question : -Oui. Lui la regarda de côté comme avec un avertissement dans le regard. Alors elle baissa la tête, sembla rougir et se repris : "oui, Maître".



Les trois mots entendus, volés à ce couple lui firent d'abord l'effet d'une bombe. Comment une femme pouvait se soumettre à un homme pareillement? Elle se sentait révolté pour sa condition féminine, piqué au vif dans sa féminité. Mais plus elle se rappelait la scène, plus elle retrouvait des détails de son visage à elle, plus elle se rendait compte que cette femme soumise a son homme semblait dégager quelque chose de très fort qu'elle ne parvenait pas à s'expliquer.



Elle y pensa toute la nuit. Le lendemain, en sortant de l'université elle repassa au même endroit et soudain elle compris. Cette femme était heureuse. C'était la lueur d'amour qu'elle avait distingué dans son regard, et une flamme de bonheur. C'était de vie qu'elle rayonnait. Cette révélation la fit s'arrêter en pleine rue, ce qui surprit le groupe d'étudiant derrière elle qui la percutèrent avant de maugréer contre son attitude.



Pendant plusieurs jour elle laissa cette histoire de côté. Mais lorsqu'elle vit sur sa liste de lecture le Marquis de Sade tout revient comme un flash, et elle découvrit avec stupeur que se souvenir la faisait frissonner. Elle mit de côté son travail scolaire et se planta devant son ordinateur avec beaucoup d'hésitation et a sa plus grande surprise de l'excitation. Elle se mit à chercher sur Internet, des histoires, des témoignages. Elle passa des heures, des nuits à farfouiller, à trouver, et souvent plus qu'elle ne désirait. Elle tomba sur des sites pornographiques qui l'écoeurèrent. Ces femmes n'avaient pas cette lueur dans le regard et ça transparaissait dans leur mouvement de corps. Puis elle réfléchit à ces démarches, et se rendit compte que ça l'excitait beaucoup plus qu'elle ne l'imaginait. En une semaine elle devient une experte du vocabulaire. Et a l'idée de se retrouver sous domination masculine, ce n'était pas de simples frissons qui la traversaient de part en part. Elle posta alors une annonce. Courte simple, presque rougissante. Jeune femme, 23 ans, recherche première expérience de soumise. Très motivée.



Depuis trois jours, chaque matin elle regardait ses mails, excitée et en même temps effrayé, quand un courant électrique la parcourut. Une réponse. Un homme avait répondu. Et il semblait sérieux, fiable. Il commencèrent à échanger mails, puis conversations instantanées, puis coup de téléphone. Ils s'étaient rassurés l'un l'autre. Quand un jour il lui dit : -Cela ne fait pas très longtemps que l'on se connaît, mais j'aimerais te voir. Que l'on passe une étape de plus. Ils s'étaient vus. Et avait beaucoup discuté. Par téléphone, il lui donnait des "missions" à effectuer, choses qui l'existait incroyablement. Elle était toujours étonnée de l'étendue de l'imagination de cet homme à la foi doux et autoritaire. Un jour un mail arriva dans la boite de Nelly. "Bonjour. J'ai une idée à te proposer. Si tu dis non, nous resterons en contacts comme actuellement, mais j'irai chercher quelqu'un ailleurs. Si tu dis oui, tu deviendras ma soumise comme on en a souvent parlé. Je te dresserais, je serais exigent, et si tu travaille bien, je pourrais devenir ton Maître. Tu sais que tu m'appartiendras, et que tu devras être obéissante et dévouée. Alors réfléchi bien. Je te laisse une semaine. Ne me contacte pas. Si tu es d'accord retrouve moi a 17h au 5, rue Batelle, la porte grise avec un buttoir en bronze. Tu mettras ton tailleur court de notre deuxième rencontre. Et tu auras ce bandeau d'avion dont tu m'as si souvent parlé. Tu frapperas et tu entreras. A partir de là je serais ton Maître. Bien sur, tu ne te toucheras pas pendant cette semaine. Je le saurais."



Elle relut le mail cinq fois de suite. Elle avait esquissé un geste pour y répondre mais s'arrêta, il a clairement dit de ne pas le contacter. Cela signifiait pas de téléphone, pas de message? Pas de mails? Et pendant une semaine? Elle passa ces huit jours à retourner tout ça dans sa tête. La faculté lui paraissait loin, ses études en pâtissaient. Prenait une décision ferme toute les 5 minutes, une fois d'y aller, une fois de refuser.



Mais elle y était, ce soir là, devant cette porte, avec ce buttoir en bronze a porté de mains. Avec le choix encore possible de partir, de laisser ses envies aux mondes des fantasmes. Elle fouilla dans sa poche pour toucher le bandeau bleu. Puis elle sourit, frappa quatre coups et entra...

JULIE