In Mémoriam
Par spanking35000, mardi 13 mars 2007 à 15:15 :: IN MEMORIAM :: #9 :: rss
Les ignorants accusent souvent ceux qui pratiquent le Sm, et notamment les Domis, de manquer de sentiments.
Rien de plus faux.
Sur cette page, vous trouverez le récit de ma rupture avec mon dernier amour, ma dernière soumise.
"Témoignage d'un Domi sensible et terriblement humain."
Ma dernière soumise et moi avons vécus une flamboyante histoire durant 3 ans, et un "beau" jour, ce fut la séparation. Brutale. Douloureuse. Comme un coup de fouet donné sans avertissement. Moi, le "Dominateur", j'en suis resté anéanti. Tous les coups de cravache du monde ne m'auraient pas causé une plus grande douleur.
Lorsqu'elle m'a appris la chose, je suis resté stoïque. Le choc était d'une telle violence, d'une telle profondeur, que je n'ai eu aucune réaction. Je n'en aurais pas eu de toute manière. J'ai un caractère fort.
Je passe sous silence les nuits solitaires, les innombrables envies de l'appeler pour l'entendre " juste une dernière fois", ( ce que je n'ai jamais fait ), et tout le reste... A l'époque, j'habitais Paris, et je n'ai plus fréquenté les Donjons et autres lieux SM durant des mois. Le "truc" était cassé. Ceux qui connaissent ma passion pour le Sm peuvent mesurer à quel point j'étais blessé.
Durant 30 longs mois, ce fut la nuit. Une non vie, faite uniquement de réflexes vitaux. Elle, ma soumise, l'amour que je portais si fidèlement et puissamment en moi, n'était plus là. Celle auprès de qui je m'endormais en me disant qu'il ne pouvait pas exister de bonheur plus fort, était partie. Enfin, celle dont je me préparais à demander la main quelques mois plus tard, avait tué en pleine ascension ce bel oiseau aux ailes d'argent, qui s'envolait vers le soleil couchant : notre amour.
Et puis, un printemps sur un été, un automne sur un hiver, ça s'en est allé. C'est parti. La mordante douleur s'est transformée en regrets dorés comme les feuilles mortes, tombant les unes après les autres sur nos souvenirs d'été.
Il m'est resté, de cette période, une douce mélancolie, une tristesse infinie... "La vie est faite de quelques joies, et d'inoubliables douleurs". Marcel Pagnol.
JM.